Cyberyan’s Random Thoughts
Arrêtez la planète, je veux descendre!

sept
28

Y’a des jours avec et des jours sans.

Ce jour d’hui était sans conteste à classer dans la seconde catégorie. Je l’ai passé morose, au boulot, à penser à ce que je pourrais bien faire de ma soirée. Même la cloche — imaginaire — sonnant la fin de la journée de travail du vendredi (TGIFF comme on dit) n’a pas su me requinquer comme c’est habituellement le cas.

Je quitte le centre-ville via le transport des communs. Je sors du merde-trop et constate qu’il tombe des cordes. Le déluge. J’ai trois petites minutes à marcher pour atteindre l’habitacle salutaire de ma voiture mais je dois me résoudre à franchir cette distance sous les trombes d’eau impitoyables qui battent les pauvres têtes verdunoises.

Je m’y résigne. Lève le col de ma veste, rendre la tête dans les épaules, plisse les yeux, serre les dents et m’élance. L’eau tombe drue. J’ai l’impression d’être entré sous la douche en ayant oublié de me dévêtir. Des rigoles rigolent sous mes pas et s’infiltrent sans pitié dans mes chaussures de cuir noir.

Dans la rue, les voitures passent conduites par des quidams pressés de rentrer chez eux; empressement qui leur donne le pied pesant et très peu d’estime pour les badauds qu’ils arrosent abondamment. J’atteints l’auto, détrempé. Je passe mes mains dans mes cheveux pour que l’eau cesse de me couler dans les yeux. Mauvaise idée. J’ai redirigé le courant vers ma nuque et j’ai maintenant les mains aussi trempées que si j’avais fait pipi dessus. Découragé, je les essuies vaille que vaille sur le tissus des banquettes.

Une goutte surdimensionnée perle au bout de mon nez. J’attrape mes clés du bout des doigts, mets le contact, active le dégivreur pour libérer mes fenêtres de la buée qui y a élu domicile et me rend chez moi en tâchant de faire gaffe aux piétons.

Je parviens à ma porte plus saturée d’eau que le St-Laurent. J’entre et me dévêts sur le pas de la porte sans même prendre le temps de la refermer. J’ai retiré mes chaussures pour le pas mouiller le sol, ce qui se révèle être une initiative tout à fait ridicule tant mes chaussettes sont détrempées. Je fonce à la salle de bain, m’éponge avec une serviette puis je mets mes vêtements à sécher en espérant que mon habit ne soit pas une perte totale.

De retour près de la porte, j’aperçois le parapluie tout sec qui me nargue contre le mur. J’ai négligé de l’emporter ce matin, me fiant à ma bonne étoile, ayant oublié que celle-ci brille rarement en plein jour.

Je referme la porte d’entrée en jetant un dernier regard à l’extérieur pour me rendre compte qu’il ne pleut plus.

Heureusement que le week-end commence, me dis-je en me préparant du café bien chaud.

Quelques instant plus tard, le silence m’appelle. Le bruit familier de la cafetière a cessé, je vais pouvoir me réchauffer le corps et l’âme et oublier ma petite mésaventure délugesque.

Puis je constate que j’ai oublié de mettre la poudre de café dans le panier. J’ai une belle carafe d’eau chaude à mettre dans ma tasse. Je verse le tout dans l’évier en soupirant.

Je crois que je vais rester sagement chez moi ce soir.

sept
28

Les nouvelles expressions des jeunes
- Heille man ! Je reviens d’aller voir le nouveau film avec Karine Vanasse.
- C’tait bon ?
- Fuck, j’pensais que ça serait genre une comédie comme à la National Lampoon. Mais à place, c’t’ait toute la grosse affaire ! Ça me chier !
- Mets-en, man. Ça suce.
[deux ados dans un autobus à Longueuil]

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- Oh ben y a pas beaucoup de fleurs…
- Oui, c’est juste de la verdure verte…
[deux vieilles dames devant un fleuriste sur le Mont Royal]

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Fille #1: Bon, j’te laisse, faut que je range ma vaisselle pis les crottes de mon chat.
Fille #2: Ranger les crottes de ton chat ???
[deux filles dans un cadre de porte sur la rue Bernard]

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- Moi, mon fils s’est fait mal à une main en skateboard.
- Le mien, c’est bien plus pire que ça ! Il s’est cassé la clavicule du cou.
[Deux femme dans l'autobus 67]

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- Je suis pauvre comme Crésus.
[un serveur au St-Bock]

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Une dame d’allure snob et excentrique essaie des lunettes dans une boutique :
Dame: Vous savez que toutes vos lunettes sont croches ?
Vendeur: C’est parce qu’elles ne sont pas ajustées pour vous présentement.
Dame: Tu veux dire que j’ai la face croche ? Hey ben ! J’en ai appris une bonne aujourd’hui…
[entendu au Carrefour Angrignon]

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Ouin, mes fettucines sont un peu trop Del Monte.
[dans un resto italien sur Sherbrooke]

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Fille #1: Hey, te rends-tu compte qu’avec la composition des atomes pis toute, on pourrait être faits de poussière d’étoiles ! Y pourrait y avoir de la poussière de morts un peu partout, c’est vraiment weird…
Fille #2: Crisse, parle jamais de ca à ma mère ! Elle a un trouble obsessif-compulsif avec la poussière ! Des affaires pour qu’à se mette à nous crisser des coups de balai au cul, ou qu’a vire folle à voir des cadavres partout.
[Deux filles d’environ 16 ans, passablement gelées, sur un balcon]

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- Vous avez pu de fromage suisse ?
- Oui, c’est juste que je l’offre pas, parce qu’il y a des clients qui se plaignent.
- Qui se plaignent ? Se plaignent de quoi ?
- Bof… y’en a qui disent qu’ils en ont moins pour ce qu’ils payent à cause des trous.
[dans un resto Subway]

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- Comment ça ton chum a su que t’as fait une pipe à un autre gars dans les toilettes au show de Manu Chao ?
- Y m’a demandé comment ça que j’avais deux ronds de pisse sur les genoux.
[deux filles au bar Chez Roger]

Source: http://entendu.ca/

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